( Concerts Pepperiens )
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LE ZENITH PARIS
RED HOT CHILI PEPPERS
JEUDI 26 AOUT 1999 19H30


( La tournée | Zenith 99 | Bercy 99 | Photos
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ZENITH 99


( Informations )

Première partie : Jah Wobble Deep Space

Durée approximative : 75 minutes pepperiennes

Track List :
  1. Around The World
  2. Give It Away
  3. Suck My Kiss
  4. Savior
  5. Scar Tissue
  6. I Could Have Lied
  7. American Ghost Dance
  8. I Like Dirt
  9. Your Pussie's Glued To A Building On Fire
  1. Under The Bridge
  2. Me And My Friends
  3. Easily
  4. Power Of Equality
  5. Sir Psycho Sexy
  6. My Lovely Man
  7. Back In Black
  8. Fire


( Le calme avant la tempête... )

Le 26 août dernier, tout le monde attendait les Red Hot pour leur grand retour au Zenith de Paris (le lendemain du premier concert en France à Nîmes).

Le Zenith, qui n'est pas une salle immense, était complet pour l'occasion. Beaucoup furent déçus de ne pas avoir eu de place, et jamais je n'aurais échangé la mienne (hein Daria ;)).

Tout d'abord, quand je suis rentrée dans la salle, j'ai découvert en première partie Jah Wobble Deep Space (Jah Wobble est un bassiste que Flea apprécie). Ceux-ci nous proposaient un morceau instrumental, basé autour d'une excellente rythmique basse-batterie, sur laquelle jouaient deux solistes au style celtique. Le morceau ne s'arrête jamais, des changements de rythme s'enchainent, jouant sur les ambiances pour un résultat proche de la trance. Personnellement j'ai apprécié leur musique, même si la salle plutôt intolérante se chauffait en sifflant, espérant les faire passer au second morceau...

Mais ensuite, ce sont les choses sérieuses qui commence... la scène se prépare pour recevoir enfin les Red Hot Chili Peppers !



( Les Peppers en scène !!! )

Le public surchauffé explose littéralement lors de l'apparition du groupe sur scène. Flea, vêtu d'une simple jupe longue de couleur noire et avec sa tignasse bleu-schtroumpf (c'est pas péjoratif, c'est juste pour vous donner une idée!) prend sa basse; Anthony entre à son tour, "déguisé" en écolier tout sage et tout blondinet, avec sa chemise blanche bien repassée et un bermuda noir. Quant à John, il porte un T-shirt blanc à manches longues sous une surchemise rouge (et un pantalon, bien entendu !); pour ce qui est de Chad, j'avoue ne pas avoir été marqué par sa tenue vestimentaire, honte à moi. Voilà donc pour la présentation... Vous y êtes ?! (oui bon, ça fait un peu commentaire de défilé de mode, mais il faut au moins ça pour s'y croire !).

La foule se déchaîne alors que Flea entame les premières notes survoltées d'Around The World. Et voir subitement des milliers de gens se mettre à bondir, à crier en rythme, et être au milieu d'eux, ça vous fait réaliser que, bah oui vous êtes bien là, et que, mais oui, les mecs qui sont là sur scène, c'est bien le groupe auquel vous vouez une admiration sans borne depuis des lustres (c'est limite si on a pas envie de tâter pour être bien sûr). Et là vous oubliez les trois heures à vous galérer en bagnole dans Paris, ainsi que le constat fait en plein carrefour à cause d'un petit accrochage avec un scooter (véridique). Tout ça vous passe maintenant bien au-dessus de la tête, tout ce qui importe c'est que, ce que vous entendez maintenant, c'est la piste 1 de "Californication" EN LIVE !!! C'est limite si on en oublie pas de sauter et de crier avec les autres, et qu'on reste pas là, les yeux et la bouche grands ouverts. Enfin la voix d'Anthony vous tire de votre torpeur semi-hypnotique et là... vous en prenez plein les oreilles et vous hurlez tant que vous pouvez (mais pourquoi votre voisin de droite change-t-il de place ?!).

Bref, la magie opère et vous avez l'impression que ça ne va jamais s'arrêter, ce qui serait vachement chouette entre parenthèses... Toujours est-il que nos Peppers nous font du grand spectacle, et même s'ils ne communiquent pas énormément avec le public, le courant passe à merveille. Quelques morceaux de "Californication", des somptueuses Savior et Scar Tissue aux péchues I Like Dirt et Easily, mais également beaucoup de titres de "BloodSugar", dont Under The Bridge, I Could Have Lied et bien sûr Give It Away. Et ce n'est pas tout ! Les Red Hot nous ont fait le cadeau de rejouer des morceaux plus anciens comme Me & My Friends et American Ghost Dance. John a encore profité d'un petit break pour interpréter Your Pussie's Glued To A Building On Fire, titre de son cru assez... spécial à la première écoute !



( Déjà la fin du concert ? )

Fin de la première partie, et bien évidemment, le rappel. Et nous avons alors droit à la preuve que, "non, ils n'ont pas changé", ils ont toujours autant le sens du spectacle qu'avant puisque c'est Flea qui revient en premier... et sur les mains. Je vous avais bien parlé de la jupe noire, souvenez-vous... eh bien, nous avons eu l'occasion de voir que Flea ne porte rien sous ses jupes, mais alors RIEN! Un vrai délice pour les yeux de certaines... Et ça continue de plus belle, pour notre plus grand plaisir avec l'interminable Sir Psycho Sexy et l'émouvante My Lovely Man.

Un "thank you" lancé à la va-vite et les lumières qui s'éteignent, c'est toujours mauvais signe. Alors on redescend doucement sur terre, on est un peu déçu que ce soit "déjà" terminé, et on attend, on reprend ses esprits, on regarde la salle se vider lentement, les techniciens commencer à démonter le matos... et puis on se rend compte que là, dans la fosse, une bande d'irréductibles fans commence à scander le nom des Red Hot et qu'ils ont l'air d'être bien décidés à rester scotchés là... On se dit "mais non, c'est impossible, quand les techniciens sont là, c'est que c'est foutu... mais... et si... nooon, pas possible !!". C'est ce qu'a dû se dire le technicien qui était en train de démonter la batterie quand Chad est apparu soudainement et a commencé à taper frénétiquement dessus; c'était assez comique de voir trois ou quatre gars, au milieu de la scène, les prises de courant à la main en train de se demander "eh oh, mais qu'est-ce que j'fais moi maintenant ?!!" et de tout remettre en catastrophe avant de filer aussi discrètement que possible en coulisse. Ce fut à mon avis l'un des moments les plus mémorables du concert, la foule n'en revenait pas, les fans partis un peu trop tôt revenaient sans en croire leurs oreilles, une euphorie incroyable s'emparait de tous. Anthony, avant de commencer à chanter, a dit qu'il était content de partir; nous on était dix fois plus contents qu'ils reviennent !! En tout cas, beau joueur et pas rancunier, Anthony a entamé la reprise de Fire, de Jimi Hendrix, et a enchaîné sur Back In Black d'AC/DC, reprise époustouflante à mon avis, pendant laquelle on a pu mesurer l'étendue des prouesses vocales d'Anthony (qui a par ailleurs judicieusement choisi de chanter cette chanson à la fin, car ça doit déchirer les cordes vocales je vous dis pas...).

Cette fois-ci, c'est bien fini, le groupe a regagné les coulisses et tout le monde part, sauf les techniciens qui ont visiblement décidé par prudence d'attendre cinq petites minutes avant de tout démonter une deuxième fois... Les Red Hot auront joué pendant environ une heure et demi (ce qui est très honorable quand on considère la moyenne du temps qu'ils passent sur scène en général), et ce fut une heure et demi de très grand concert comme on en voit trop rarement. Une chose est sure, les Red Hot n'ont rien perdu de leur pêche et ils sont loin d'être rouillés, au contraire, je dirais qu'ils ont atteint une maturité et une maîtrise de leur musique qui font d'eux l'un des plus grands groupes de tous les temps. Et vous savez quoi ?! ON Y RETOURNE LE 16 NOVEMBRE !!! Et il n'est toujours pas question que je laisse ma place :) (je vais me faire des ennemis moi, vaut mieux que je disparaisse quelques temps...)


( par Charlotte )

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